HISTORIQUE DES GNAWAS !!

HISTORIQUE DES GNAWAS !!
QU'EST CE QUE GNAWA ?


Originaires de l'empire du Soudan Occidental (Mali, Guinée, Sénégal, Ghana, Niger,) les Gnawa, nomades obligés des temps anciens,
ont pris racine dans plusieurs régions du Maroc : Marrakech, Essaouira,
Casablanca, Rabat, Meknes, Fez, Azila et Tanger, ...

Depuis toujours, il y a une interpénétration entre l'Afrique noire et le Maroc. Dès l'antiquité, un comptoir de pourpre fut
établi par JUBA II, roi de Mauritanie sur l'île située en face d'Essaouira et un commerce s'établit.
Plus tard, les Almoravides (souverains berbères du XI ème s.) tentèrent d'introduire l'Islam dans l'empire du Ghana en Afrique
Occidentale.

Au XIIème, la dynastie Almohade consolida l'empire Arabo Musulman. Ce territoire englobait tout le Maghreb actuel, l'Andalousie
et de vastes régions subsahariennes regroupées à l'époque sous le nom de SOUDAN.
Des esclaves furet ramenés de ces pays et enrôlés dans l'armée. Les défilés militaires (notamment ceux de la Garde Royale)
se composaient souvent d'esclaves noirs. Les rythmes des tambours évoquent ces marches.

Au XVIème, le sultan Ahmed El Mansour de la dynastie Saâdienne organisa une expédition à Tombouctou. Il en revint victorieux
et en rapporta une grande quantité d'or, ce qui lui valut le surnom de El Dehbi.
Le Maroc connut alors une ère de prospérité.
Le sultan développa des plantations de canne à sucre et fit venir une main d'½uvre noire qui constitua la première vague de
gnawas qui s'installèrent dans le pays berbère des Haha.

On les appelle les gangas, du nom de leur tambour. On les trouve encore aujourd'hui dans cette région.
Ils sont adeptes de Lalla Mimouna. Leurs instruments sont les tambours et les crotales (krakebs).
Le rituel des gangas se déroule en été, à la campagne, la journée. C'est un rite agraire.
Au XVIIème, le sultan Alaouite Moulay Ismaîl enrôle des centaines de Noirs en provenance de Guinée dans sa garde personnelle.
Ces soldats étaient appelés Boukhari parce qu'ils prêtaient serment sur le livre d'El Boukhari, les hadiths ou récits du prophète.

La mort du sultan entraîna la dispersion la troupe. Une partie se retrouva à Essaouira. Ils participèrent aux travaux des
murailles de la ville avec 500 ouvriers noirs venus du Soudan. Ces Noirs s'installèrent dans un quartier à côté de la Kasba.
Ils constituent la deuxième vague des Gnawas. Ceux ci se réclament de Sidna Bilal, le premier muezzin de l'Islam appelant
les fidèles à la prière).

Leurs instruments sont les mêmes que ceux des Gangas, donc les tambours et les crotales, plus le guembri.
Le rituel des gnawa est une Lila (nuit,veillée) qui a lieu dans une maison ou dans la zaouïa (lieu saint) c'est un rite citadin.
Précisons que les gnawas ne sont pas tous descendants d'esclaves. Plusieurs d'entre eux étaient des hommes libres et des fonctionnaires.
De plus, ils étaient de bon ton chez les musulmans d'accorder la liberté à un esclave.
Les gnawas devinrent tous musulmans mais la pratique de leurs coutumes et leur musique d'origine étaient tolérées. Les gnawas
constituent des confréries religieuses et non pas une ethnie, une tribu ou une communauté d'esclavages.
Les membres de ces confréries sont pour la plupart originaires d'Afrique noire mais d'autres musulmans d'origine et de couleur
différente en font partie. Les relations entre les différente confrérie sont excellentes.
La cérémonie et déroulement d'une <> des Gnawa :

La Lila se développe dans l'espace d'une nuit. On la désigne par ce terme qui veut dire nuit en arabe dialectal.
Son rituel comporte quatre grandes phases : la'ada (la coutume), Kûyû, Bambra et les m'louk.

La'ada est une procession haute en couleurs, un véritable spectacle musical. Ce défilé bruyant qui incite à la danse et à
la vibration n'est pas l'exclusivité des gnawas : les autres confréries (Aïssaouas, Hamadchas, ...) défilent de la même manière,
étendards et musique en tête, lorsqu'elles vont célébrer la lila.

Les kûyû (tambours, crotales)sont une série de danses effectuées par les musiciens de la troupe. Ce n'est pas encore de la
transe mais un jeu préliminaire, un spectacle, une préparation à la phase sérieuse des m'louk. On y évoque les anciens maîtres,
les saints de l'Islam, des personnages et esprits aux noms africains, la vie des esclaves.
C est pourquoi cette partie est également appelée wlad Bambara (les fils de bambara).


Bambara cette série de danse est effectuée par les musiciens de la troupe.
C'est la préparation et le démarrage de la phase sérieuse (Ftouh) qui est suivie des M'louk.

Les M'louk viennent à la fin des kûyû. Après une pause, on apporte sur un plateau (tbîqa) de l'encens et des foulards de différentes
couleurs. Ces foulards servent de devises et de clés aux différents m'louk. Ceux-ci sont en effet constitués en groupes distincts
caractérisés par des couleurs différentes. Ainsi la couleur blanche désigne les m'louk des jilala patronnés par Moulay Abdelkader
Jilali et composés de Bouderbala et des Bouhala. La couleur noire comporte l'oghmami (le nuageux) et sidi Mimoun. Le bleu
ciel désigne le moussaoui et les m'louk de la mer : Moussa Barkyou , Bala maca ( la rien de la mer) et koubali bala...
Se suivent ainsi sept couleurs avant d'aboutir au final des femmes. La transe atteint alors son paroxysme.


Les instruments

Le guembri ou hajhouj est un luth à trois pincées de registre grave. Il a la forme allongée, presque rectangulaire d'un demi-tronc
d'arbre coupé transversalement. La table d'harmonie tendue sur le bois est faite en peau de chameau. Le manche de l'instrument
est longue tige cylindrique fabriquée comme la caisse de résonance
Dans du bois d'acajou. Les cordes en boyau de chèvre sont nouées à l'extrémité du manche par des lacets.
La corde du milieu est toujours jouée à vide comme un bourdon. Pour accorder l'instrument, puisqu'on ne dispose pas de chevilles,
il faut tirer sur la corde et déplacer le n½ud des lacets. Le pouce et l'index de la main droite pincent les cordes tandis
que les trois autres doigts frappent la table d'harmonie. Un sistre métallique s'encastre à l'extrémité du manche et est mis
en résonance par les vibrations des cordes.

Les qrâqeb sont des crotales que le percussionniste actionne dans chaque main entre le pouce et le médius.
Elles sont en forme de huit d'environ 30 cm et sont attachées par paire au moyen de liens de cuir.
En les entrechoquant, le percussionniste produit tous les détails du rythme.

Le tbel est un grand tambour à deux têtes maintenu sur le côté gauche du musicien par une bandoulière et joué avec deux baguettes
de forme différente : dans la main droite une baguette incurvée en bois de figuier qui percute le centre de la peau tandis
que la main gauche frappe les bords de la membrane avec une baguette plus flexible en bois d'olivier.


La gamme

La musique gnawa est classée parmi les genres pentatoniques. Elle l'est en effet dans son caractère mais l'une des notes de
cette gamme est sujette à substitution ou à mutation.
Pour conclure la gamme, la note ré est remplacée par le mi-bémol, ce qui rappelle la gamme raçd de la musique andalouse qualifiée
justement de gamme soudanaise, utilisant six notes.


Le rythme

Dans le répertoire de la lila, le rythme joue un rôle prépondérant. Les rythme typiques gnawa superposent et alignent des
formules binaires et ternaires. Le soubassement rythmique des crâqeb est rigoureusement régulier pour chaque phase de la lila
alors que le chant est fluctuant. Autant la ligne mélodique chantée, est coulante, autant la percussion est détachée. Les
différentes interprétations du chanteur selon son état d'âme et sa façon de sentir le rythme, font que les transcriptions
musicales ne peuvent être qu'indicatives et non pas strictes.

Le chant

Le répertoire de la lila comporte un ensemble de chants ponctués par des solos de guembri.
Tandis que les m'louk chantent, le guembri annonce la devise du melk constituée d'une phase courte.
L'adepte reconnaît cette devise et lui répond immédiatement en rentrant en transe.
Contrairement aux autres genres musicaux populaires marocains, la phase musicale gnawa peut être étendue et dépasse parfois
l'octave. L'emploi des arpèges en est aussi un aspect typique.

# Posté le samedi 21 mai 2005 06:36

HISTOIRE DU MAROC !!!!!

HISTOIRE DU  MAROC !!!!!
Le Maroc au 3ème Millénaire

La préhistoire

L'homme est déjà présent, vers 800 000 av.J-C, sur le rivage Atlantique, comme le témoignent les outils retrouvés à Casablanca, les plus ancestraux, d'ailleurs, d'Afrique du Nord. Vers 5000 ans av.J-C, de nouvelles populations du Proche-Orient cohabitent et se mêlent aux descendants des premiers habitants du Maroc. Ces nouveaux venus sont les ascendants de la famille des Berbères, élargie par des apports méditerranéens.

Le Pastoralisme

Vers 1600 av J-c., à l'âge du Bronze, des pasteurs Berbères gravent sur des rochers du Haut Atlas des dessins de poignards, de hallebardes, de haches et de boucliers, sujets utilisés autrefois par les mauritaniens pour les deux grandes activités du moment : la chasse et la pêche .

L'antiquité

Vers 800-600 av J-C., le Maroc entre dans l'histoire. L'écriture libyque, inventée par les Berbères, apparaît dans l'Atlas et des Phéniciennes sont marquées sur des poteries repérées sur l'île d'Essaouira vers 500 av J-C., les Ethiopiens, "ceux qui sont brûlés par le soleil", s'installent au Maroc. Au nord, casaniers, ils vivent dans des logis troglodytiques ; au sud, cavaliers nomades, ils s'adonnent à la chasse. Les Atlantes, quant à eux, occupent le centre de l'Atlas et donnent leur nom à l'océan Atlantique.

Au IV ème siècle av. J-C., naissance de la Maurétanie

Les Grecs nomment les "Mauriciens" les Libyens occidentaux, appellations que les habitants du Maroc et de l'Algérie occidentale actuels se donnent eux mêmes. Entre 25 av J-C. et 23 ap. J-C, Juba II, Roi de Maurétanie, est installé à la tête du Royaume par Auguste et réside à Volubilis . Il décrit le pays dans un livre utilisé plus tard par Pline . Il installe des fabriques de pourpre sur l'île de Mogador, au large d'Essaouira, et sillonne les îles Canaries par sa marine .

En 42 ap J-C., la conquête romaine

Les armées Romaines prennent possession de la Maurétanie Tingitane, mise en valeur par la création des routes, connaît un essor agricole et un commerce actif. Tingis, Lixus, Volubilis, Benassa se développent. L'influence romaine se conservera au sud, jusqu'en 429, date du passage des Vandales dans cette partie de la Mauritanie Tingitane . Il semblerait qu'à partir de 533, les flottes Byzantines puis Wisigothe aient occupé Ceuta et Essaouira ; il ne subsiste que de rares objets de leur passage.

La conquête musulmane

L'islamisation : Dés 682, le chef Arabe Oqba Ibnou Nafi'i, fondateur de Kairouan, la première cité musulmane en Tunisie, entame un raid jusqu'aux côtes atlantiques. Berbères et Byzantins se soulèvent alors contre l'envahisseur, mais les Arabes musulmans parviennent à étendre leur domination, faisant ainsi progresser l'islamisation des populations.

La crise du califat: La domination musulmane se consolide malgré la formation de Royaumes aux doctrines religieuses insoumises, comme le Royaume kharidjite de Sigilmassa, dans le Tafilalet, ou celui de Berghouata, sur le littoral Atlantique. En 740, éclate une importante révolte contre les autorités de Damas, siège du Califat Omeyyade. Peu à peu, le Maroc échappe à leur pouvoir, et se morcelle en nombreux Royaumes et Principautés.

La Dynastie idrisside

En 788, aura naissance de la première dynastie musulmane, d'origine moyen-orientale. En 791, création de l'État Marocain. Idriss Ier, descendant d'Ali, gendre du prophète, fuira l'Arabie pour échapper au massacre de sa famille pour venir s'installer à Volubilis et fondera Fès qui, après sa mort en 792, sera désignée capitale du Royaume par son fils successeur Idriss II. Ce dernier s'occupera de la construction de la ville en 803. il mourut en 828. L'administration du Royaume sera confiée à ses fils, puis à ses frères. La vie économique sera prospère à Fès. En 857 et 859 la cité se prévaudra des prodigieuses mosquées Quaraouiyine et des Andalous. Au début du XI ème siècle, les Idrissides sont indiqués Califes à Cordoue jusqu'à ce que la division de l'Espagne cause leur décadence et leur disparition en 1055.

La dynastie almoravide

Dynastie Berbère originaire du Sahara occidental, leur nom de l'arabe "Al Mourabitoun" signifie les moines guerriers, avait comme Sultan : Youssef Ibn Tachfine qui construira la ville de Marrakech (future capitale du Royaume) vers 1070, puis s'occupera ensuite de l'unification politique entre le Maroc et l'Espagne musulmane. A travers lui, la civilisation Andalouse se répandra au Maghreb, puis à la tête des troupes Almoravides, s'emparera de l'Espagne jusqu'a l'Èbre. Ali Ben Youssef, son fils, lui succédera en 1106 pour y régner pendant 37 ans.

La Dynastie almohade

Dynastie Berbère originaire du Haut-atlas, leur nom de l'arabe "Al Mouwahidoune"," les unitaires", sermonnant l'unicité de Dieu. Son fondateur ne sera autre qu'Ibn Toumart, prédicateur à Tin-mal (Haut-atlas).

Abdel-Moumen, son disciple, prendra Marrakech pour capitale d'où la construction de la Koutoubia, puis fondera l'Empire Almohade, et parviendra à unifier l'Afrique du Nord, mais décédera à Rabat en 1163 avant de pouvoir relier l'Andalousie à son Empire. Cette gloire reviendra à son successeur Yacoub El-Mansour, victorieux de la bataille à Alarcos en 1195, contre les Portugais et les Espagnols.

Après la disparition de ce dernier, les insuccès militaires suivront, ce qui incitera à la division de l'Empire, suivie de l'éjection du système religieux d'Ibn-Toumert.

La Dynastie mérinide

Dynastie Berbère (nomades Zénètes originaires du Bassin de la haute Moulouya). Cette Dynastie aura pour capitale Fès, procèdera à la création de Fès El-Jedid et la construction de plusieurs medersas dont la Medersa El-Attarine, la Medersa Abou Inane, ou encore la Medersa Mérinide à Salé. Celle-ci profitera de l'alanguissement de l'Empire Almohade pour s'accaparer des villes de Fès, de Rabat, de Salé et des plaines fertiles du Sais et du Gharb. Ultérieurement, le Sultan Mérinide Abou Youssef Yacoub s'emparera de la ville de Marrakech en 1269 pour ainsi évincer la Dynastie Almohade.

En tant que chef suprême de la dynastie mérinide, Abou El-Hassan tentera alors de reconstituer l'Empire vers 1331 d'où la conquête de Tlemcen en Algérie et Tunis en 1347, mais n'aurait pas parvenu à garder l'Espagne et Algéciras en 1340.

En 1348, la peste noire et les rébellions de Tlemcen et de Tunis marqueront la décadence des Mérinides qui ne parviendront pas à refouler les Portugais et les Espagnols, leur permettant ainsi, par le biais aussi de leurs continuateurs les Wattassides de s'installer sur la côte. La résistance s'organisera autour des confréries et des marabouts dont sera dérivée la dynastie saadienne.

La Dynastie saadienne

Dynastie chérifienne (de "Chorfa descendants du prophète Mohamed) originaire de la vallée du Draa. Marrakech sera leur capitale. En 1578, viendra le tour d'Ahmed Al Mansour Eddahbi qui sera l'auteur de plusieurs bels exploits, dont la victoire laborieuse de "la Bataille des trois rois" à Oued El-Makhazine; "la conquête de Tombouctou" d'ou il ramènera or et esclaves; ensuite "la construction du palais El Badiî", le développement de l'industrie du sucre et des armes... Le règne d'Ahmed Al Mansour Eddahbi prendra fin en 1602

La Dynastie alaouite

Dynastie issue des chorfa de Tafilalet descendants d'Ali qui agissent en souverains indépendants depuis le milieu du XV ème siècle, ils infligeront leur autorité dès 1666. Son fondateur et chef spirituel, Moulay Ali Chérif et ses successeurs (Mohamed Ben Ali Chérif proclamé premier Roi en 1640, et Moulay Rachid qui s'occupera de l'institution de la monnaie en 1664) entendront réunifier le Maroc, appliquant par là une stratégie économique et militaire des plus rigides.

En 1672, viendra le tour de Moulay Ismaël d'exercer un pouvoir absolu tout en croissant l'½uvre accomplie par ses prédécesseurs. Le Sultan commencera tout d'abord par la construction de la ville de Méknès, ville qu'il désignera par la suite capitale du Royaume. Après avoir repris Larache et Tanger, Moulay Ismaël renversera les pouvoirs politiques et religieux locaux et fondera ainsi l'Empire Chérifien ; sa domination sera étendue jusqu'au Sénégal en se formant un réseau de forteresses à partir desquelles une armée de métiers opérera .Il se consacrera par la suite à mettre en place des relations diplomatiques fructueuses avec des pays étrangers, particulièrement au temps de Louis XIV et Jacques II d'Angleterre.

Après la mort du glorieux défunt en 1727, Sidi Mohamed Ben Abdallâh (Mohamed III) lui succéda en 1757, musulman fervent, fier de sa qualité de chérif, il ne songeait qu'a apporter au pays le repos et la paix. Aussi fut -il accueilli comme un homme providentiel et sa proclamation prit le caractère d'un véritable plébiscite. Sitôt investi du pouvoir, il allégea les impôts,frappa une monnaie saine et reconstitua une nouvelle armée avec les débris des tributs Guich. Simultanément, il s'employa à fortifier les ports marocains et eut la chance de reprendre Mazagan aux portugais (1769). Il conclut la paix avec les Espagnols et un accord sur les prisonniers avec Louis XV (cet accord que Moulay Ismaïl n'avait pas pu obtenir de Louis XIV). Considérant que le Maroc avait besoin de renforcer ses relations avec l'extérieur pour compenser la perte du Triq-Sultan, il signa des traités de commerce avec le Danemark, la Suède, l'Angleterre et les Etats-Unis, qui venaient de proclamer leur indépendance et que Sidi Mohammed fut un des premiers à reconnaître. Il reçut à cette occasion une très belle lettre de George Washington, proposant d'instaurer une paix perpétuelle entre leurs deux pays. Mais le fait le plus saillant de son règne fut, sans conteste, la fondation de Mogador, dont il confia la construction à l'architecte français Gournot. Sans doute aurait-il fait bien davantage s'il n'avait pas été paralysé par la médiocrité de ses ressources. Lorsqu'il mourut en 1790, il laissait la Maroc en bien meilleure posture qu'il ne l'avait trouvé.

Devenu alors successeur de Moulay Yazid Ben Abdallâh qui n'aurait gouverné que pendant une durée de deux ans (1790-1792), Moulay Slimane restituera Oujda des mains des turcs, bâtira plusieurs mosquées et medersas et ne manquera pas aussi à l'aide des Algériens durant la guerre d'Isly. Suite au soutien de l'Empire Chérifien à l'Émir Abd el-Kader d'Algérie, le Maroc connaîtra alors une crise politique des plus ardues d'ou la provocation des interventions militaires de la France en 1844 et de l'Espagne en 1859-1860, les affrontements suivront jusqu'en 1873 par le Sultan Mohamed IV. Malgré les efforts imminents du Sultan Moulay Hassan Ier, successeur de Mohamed IV, il aura pour objet de consolider le pouvoir par le ralliement des tributs du Haut Atlas, et moderniser le pays tout en maintenant l'indépendance, des traités sont alors imposés par la Grande Bretagne, l'Espagne et la France. Le pays s'endettera auprès des banques étrangères. My Hassan Ier décédera en 1894, il sera remplacé par le Sultan My Abdelaziz qui, lui, régnera jusqu'en 1907, l'année même ou Moulay Hafid prendra le relais. A la suite de l'assassinat de quelques ressortissants européens, les Français occuperont Casablanca, alors que la France et l'Espagne étaient déjà nommés mandataires de la nouvelle banque d'Etat du Maroc au cours de la conférence d'Algésiras en 1906.

L'Histoire contemporaine du Maroc

Le Protectorat

En 1909, l'Espagne débute la conquête militaire du croissant rifain, ensuite, deux ans après, le Sultan Moulay Hafid appellera l'armée française pour libérer Fès, cernée par des tributs factieuses. Suite à la pénétration française, le Sultan sera acculé à accepter un traité de protectorat singé le 30 mars 1912; une zone d'influence sera confiée à l'Espagne. Le Sultan Moulay Hafid déloge et laisse le trône à son frère Moulay Youssef, un homme de culture qui commencera son parcours d'abord par construire plusieurs écoles et collèges dont celui qui porte son nom ( Moulay Youssef et Moulay Idriss ). La même année connaîtra la nomination du Général Lyautey au grade de résident général du Maroc, celui-ci ne tardera pas à désigner Rabat comme capitale et, avec l'urbaniste Léon Henri Prost, entreprendra de moderniser les villes du Royaume en 1921, Abdelkrim El Khattabi conduira la révolte du Rif, pour s'opposer à la domination européenne.

Sa Majesté le Roi Mohammed V

Le Général Lyautey partira en 1925, et la France diminuera les prérogatives du pouvoir fondamental chérifien en procédant de plus en plus par la gestion directe. La résistance s'accommodera, à partir de jeunes élites urbaines ; la seconde guerre mondiale marquera une trêve entre l'opposition nationaliste et la France. Pendant la guerre, S.M le Roi Mohamed Ben Youssef (Mohamed V) devenu alors Sultan du Royaume Chérifien en 1927, entreprendra de protéger tous les Juifs Marocains face au régime de Vichy. En 1944, sera proclamé le manifeste de l'indépendance ; trois ans après, S.M le Roi Mohamed V se prononcera à Tanger (ville internationale) en sa faveur. Durant les cinq années qui suivent, les négociations se suivront mais sans aucun succès et, en 1952, la crise entre les autorités du protectorat et les nationalistes entraînera des mouvements insurrectionnels tandis que le Sultan sera déposé, puis envoyé en exil en 1953. Cependant, les revers en Indochine, la naissance de la guerre d'Algérie en 1954 inciteront le gouvernement Français à rechercher une solution politique. Le retour d'exil du Souverain se fera en Novembre 1955, ouvrira le chemin de l'indépendance, reconnue en 1956 par la France, puis par l'Espagne. Dés les premières années S.M le Roi Mohamed V tentera de doter le pays d'institutions démocratiques et rédigera une constitution peu de temps avant sa mort, en 1961.

Sa Majesté le Roi Hassan II

Après la mort du Sultan Mohamed V, survenue le 26 février 1961, Moulay Hassan ( que Dieu l'ait en sa Sainte Miséricorde ) fut intronisé le 3 mars 1961, sous l'appellation de Sa Majesté le Roi Hassan II. Au début de son règne, le Souverain pensera tout d'abord à consolider l'indépendance et unifier le pays, ensuite prendra l'initiative de faire expatrier toutes les troupes étrangères en 1962. Marqué par des difficultés politiques et économiques, le début de ce règne s'expliquera par un renforcement de la centralisation ; en 1963, s'opposeront, dans les démarcations sahariennes, les armées marocaine et algérienne. L'année 1965 verra la mise en place de la réforme agraire, ensuite le retour de la province de Sidi Ifni à la mère patrie en 1969.

Sur le plan international, Feu Sa Majesté le Roi Hassan II envoya deux contingents militaires, l'un au Golan, en Syrie, l'autre au Sinaï, en Égypte pour participer à la défense de ces deux pays contre les agressions israéliennes. Cependant, la Marche Verte qui aura lieu en Novembre 1975, afin de réintégrer au Royaume ses provinces sahariennes, mobilisera et enrégimentera tout le peuple marocain derrière son Roi, ce qui permettra de franchir les frontières fictives.

Feu S.M le Roi Hassan II comptait parmi les grands chefs d'états dans le monde .Il présidait le Comité Al Qods à travers lequel il déployait de grands efforts pour sauver cette ville sainte de la judaïsation. Il a encouragé le secteur agricole, base principale de l'économie nationale, en édifiant des dizaines de barrages, comme il distribua des terres aux agriculteurs démunis. Pour développer les industries nationales il fit installer des usines et des manufactures, il relia les principales villes et villages par un important réseau routier ; il fit construire des ports et des aéroports. Il s'occupa de l'enseignement, de la santé et de l'habitat. Il fit édifier des hôpitaux, des dispensaires, des écoles, des instituts et des universités. Il abaissa les tarifs des loyers du tiers pour les locataires à faible revenu. Pour asseoir les bases de la démocratie, il mit en place des conseils communaux municipaux et ruraux et fit élire un parlement. Il faisait rectifier incessamment la carte administrative du Royaume, créant ainsi de nouvelles provinces dans le but de rapprocher l'administration des citoyens. Il donna également ses directives à prendre soin du monde rural. Il fit bâtir des mosquées dont la plus grande, la Mosquée Hassan II à Casablanca, un véritable joyau de l'architecture islamique. Il institua des conseils de Oulémas et créa l'Académie du Royaume du Maroc. Toutefois, à partir des années 1990, le régime évoluera vers d'avantage de démocratie, grâce aux changements du cercle national et international et de modifications dans la société. Que Dieu l'ait en sa sainte Miséricorde pour tout ce qu'il a réalisé pour son peuple. Avec le décès de S.M. le Roi Hassan II le 23 juillet 1999,ce sera un souverain né après l'indépendance qui dirigera désormais les destinées du Royaume, en l'occurrence, Sa Majesté le Roi Mohammed VI dont l'intronisation est célébrée le 30 juillet 1999.

# Posté le samedi 21 mai 2005 06:16

La carte marocaine !!

La carte marocaine !!
LE BLED MAIS DOU TU VIENS TOI ??????

# Posté le vendredi 20 mai 2005 19:11

Modifié le mardi 24 janvier 2006 15:40

Une photo de plusieurs photos !!

Une photo de plusieurs photos !!

# Posté le mardi 10 mai 2005 15:53

Modifié le dimanche 30 avril 2006 04:59

Un duo qui pourrai faire mal !!

Un duo qui pourrai faire mal !!

# Posté le mardi 10 mai 2005 15:37

Modifié le dimanche 30 avril 2006 04:59